Cet enfant que j'ai connu
Qui se trouvait seul dans la rue !
Son regard était plein de sang
Il a connu les pires moments.
Le soir, son sommeil n’arrivait jamais
De peur, qu’une bombe ne lui prenne ces pieds
Le matin à son réveil
Plus rien n’était pareil.
La maison de son meilleur ami
Est devenu un oubli
Il ne restait plus riens des murs
Cela, la rendu moralement plus dur
Il voyait des enfants, deux ans plus vieux que lui
Tenant dans la main, un fusil
Qu’ils soient du Kosovo ou des Serbes
Tous, un jour, se retrouveraient sous l’herbe
Mais qu’est-ce que Dieu à fait
Pour qu’ils puissent s’entre-tuer ?
Pourtant c’était des amis
« Le proverbe disait juste » les meilleurs amis sont les pires ennemis
Son jour arriva
« Tiens cette arme en main »
« Mais que dois-je faire » ?
« Comme tout le monde la guerre » !
Il prit le fusil
Et on lui donna des habits
Il partis dans la vallée
Ne sachant pas qui tuer.
Un beau jour il tomba devant
Une bande d’adolescents
Tous des enfants
A dire qu’avant, comme lui, c’était des mendiants.
Il les a fixés
Eux l’ont menacé
Le premier qui allait tirer
Croirait d’avoir gagné la liberté.
Il tira le premier
Ensuite s’agenouilla à ces pieds
Les autres le regardaient
Entrain de pleurer
Il avait tué son frère
Celui qui comme lui haïssait la guerre
Et ne pouvait savoir
Qu’un jour ainsi, ils allaient se revoir.
Mais c’était trop tard
Il lui à fait un trou dans la tête, avec son pétard
Il prit le revolver et l’approcha de sa tempe
Trois secondes et voici qu’il pousse sur la détente
C’est ainsi qu’il croyait
De rejoindre son frère bien aimé
Mais il s’était trompé
Car ils n’avaient pas les mêmes idées
Chacun d’eux, avait son paradis
Pour eux, la guerre c’était leur vie
Mais au lieu, ils ont trouvé la mort
Et maintenant chacun d’eux, dort.
Dort et dormira pour l’éternité
Pour cette guerre de fou allié
À dire, que le plus de morts, c’était des enfants
Tous innocents.
On dit que les guerres arrivent
Dans les pays ou la pauvreté les rends ivres
Et croyant qu’avec les tueries
Cela améliore la vie.
Ce garçon que j’ai connu.
Lucky le poète inconnu